dimanche 28 juin 2020

1821, l’esclavage…


Il faut s’attendre à des surprises quand on fouine dans les vieux journaux. Je lisais (non, je ne vous dirai pas pourquoi, admettons que j’en avais envie) Le Constitutionnel du 14 janvier 1822 quand je suis tombé sur ceci, qui n’a pas besoin de commentaires – sinon ceux que chacun fera en son for intérieur.

Une lettre de Fernambouc, du 9 juin de l’année dernière, donne une nouvelle preuve de l’activité et de la cruauté avec lesquelles les états étrangers continuent la traite des nègres. Plusieurs bâtimens négriers y sont arrivés, et il y a tant d’esclaves dans la ville, qu’un de ces navires, ne trouvant pas de débouché, a été obligé de partir pour Maranham. La mortalité parmi ces esclaves a été ruineuse pendant la traversée de la côte d’Afrique[1]. L’un d’eux, revenant d’Angola, a perdu 180 esclaves sur 485 qui étaient à bord, et un autre à peu près le même nombre, sur 380.
(Times).


[1] Le dernier numéro du Journal des Voyages, rédigé par M. Verneur, et dont il paraît un cahier tous les mois chez Arthus-Bertrand, rue Hautefeuille, n° 23, contient, entr’autres ouvrages intéressans, un Mémoire extrêmement curieux sur la traite des noirs. Ce Mémoire, fait d’après les renseignemens les plus exacts fournis par la société africaine, est digne de l’attention de tous les amis de l’humanité, et mérite d’être consulté par les législateurs de tous les pays.

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