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lundi 15 mars 2010

Zapculture : Jean Ferrat et les vivants

J'aimerais que ça ne devienne pas une habitude. Ça ne m'amuse pas trop, d'ouvrir Zapculture (téléchargeable en suivant le lien sur l'image) avec la voix d'un disparu. Je me voyais pourtant mal ne pas rendre un bref hommage à Jean Ferrat, mort samedi. Ce qui vous permet d'écouter (de réécouter, je suppose) le début de La montagne, un de ses plus grands succès, sinon son plus grand (0'25"-1'53").

Takeshi Kitano, lui, est bien vivant. Et très présent dans l'actualité puisque trois événements le portent, ces jours-ci, à l'avant de la scène - ce qui ne doit pas le déranger outre mesure, puisqu'il est aussi, entre autres choses, acteur et animateur de télévision. Son nouveau film, Achille et la tortue, vient de sortir. Dernier volet d'une trilogie consacrée à l'art - et en particulier à l'artiste qu'il est - avec un clin d'œil à Zénon sur le paradoxe duquel repose la structure du film. Il expose ses peintures jusqu'au 12 septembre à la Fondation Cartier, sous le titre: Gosse de peintre. Et une rétrospective de son œuvre cinématographique se tient jusqu'au 21 juin au Centre Pompidou. L'émission Tout arrive (France Culture) l'a interviewé (1'53"-4'27").

Dans la même émission (et le même jour, d'ailleurs, c'était jeudi), Dee Dee Bridgewater était de passage pour présenter son nouvel album, Eleanora Fagan (1917-1959): To Billie With Love From Dee Dee. La plus francophile des chanteuses de jazz, comme on l'appelle souvent, parle donc en français de Billie Holiday à qui elle rend hommage dans ce disque. Elle avait découvert sa voix et sa musique en 1986 - l'année de son installation à Paris - en jouant son rôle dans Lady Day. Comme elle le raconte ici, elle n'avait pas été conquise d'emblée (4'27"-6'36").

C'est dans Laissez-vous tenter (RTL) que j'ai "repiqué" un bout d'entretien avec un auteur de polars best-seller depuis des années (6'36"-7'18"). Chaque fois qu'un roman de Harlan Coben est traduit, il grimpe très vite dans les listes de meilleures ventes. C'est pareil quand un titre est réédité au format de poche. Il vient de publier une nouvelle aventure de son héros récurrent, Myron Bolitar, un ancien sportif devenu agent qui a aussi travaillé pour le FBI. Sans laisser d'adresse est le neuvième volume de ses aventures.
"De Paris à New York en passant par Londres et la Nouvelle-Angleterre, entre services secrets, réseaux terroristes et scientifiques corrompus, une machination infernale orchestrée par un Harlan Coben au sommet de son art. Ancien sportif reconverti dans les relations publiques, Myron tombe des nues quand il reçoit l'appel de Terese, dont il est sans nouvelles depuis sept ans. "Rejoins-moi. Fais vite..." À peine arrivé à Paris, le cauchemar commence... Qui en veut à la vie de Terese? Quels secrets lui a-t-elle cachés? Pourquoi le Mossad, Interpol et la CIA les traquent-ils sans relâche? Enlèvements, meurtres, menace islamiste, manipulations génétiques, complots internationaux... Un suspense au coeur d'une actualité brûlante, par le maître de vos nuits blanches."

J'aime beaucoup Thomas Gunzig. Ses livres. Le bonhomme. Les chroniques qu'il tient dans le journal où je travaille moi aussi. J'ai donc été très heureux de l'entendre l'autre jour dans Mauvais genre (France Culture), dont je vous propose la présentation (l'émission peut encore s'écouter sur le site, comme c'est le cas de presque toutes celles dont je reprends des extraits):
"Rencontre, ce soir, dans Mauvais Genres, avec l'écrivain bruxellois Thomas Gunzig, et ce à l'occasion de publications récentes parues aux éditions Au diable vauvert: Assortiment pour une vie meilleure, recueil de nouvelles, de monologues et de textes dramatiques maniant avec une verve experte humour noir et critique incendiaire de la vie familiale, sociale et politique; 10.000 litres d'horreur pure, hommage au cinéma fantastique et horrifique contemporain."
Mais, dans le passage que j'ai choisi, il parle d'un métier que nous avons pratiqué tous les deux (bien que pas en même temps, ni dans le même établissement): librairie. Une leçon de modestie pour un écrivain (7'18"-7'57").

Enfin, grâce à Laissez-vous tenter, anticipons un peu le mois d'avril, au début duquel sortira un nouveau disque d'Alain Souchon. Enregistré en public lors de sa dernière tournée, il affirme très simplement dans son titre: Est chanteur. (Au cas où nous ne le saurions pas...)
Depuis trente-cinq ans qu'il nous en...chante, on éprouve toujours le même plaisir à le retrouver. Le voici donc (7'57"-9'32").

Bonne écoute, et à la semaine prochaine si tout va bien.

lundi 1 février 2010

Lire, écouter, voir: Zapculture, première

J'ai travaillé, plusieurs fois, à la radio. Mes premières expériences datent de 1975, déjà. Une quinzaine d'années plus tard, j'ai été chargé d'une chronique littéraire quotidienne sur la première chaîne de la RTBF. Je m'étais choisi un indicatif que j'ai repris en 2000 quand, à Antananarivo, j'ai animé pendant neuf mois une émission culturelle hebdomadaire. Et de nouveau pour l'année où j'ai réalisé Un quart culture, une "quotidienne" d'un quart d'heure, de septembre 2005 à août 2006.
Je ne vous raconte pas tout ça pour étaler ma vie mais pour expliquer que, parfois, la radio me manque. Je me suis donc remis à utiliser les sons, et voici le premier numéro de Zapculture. Une promenade culturelle, forcément culturelle, à travers diverses émissions et d'autres sources disponibles. Faute d'avoir bien compris comment "podcaster" cette nouvelle production sur le blog (oui, je suis parfois limité), vous devrez la télécharger pour l'écouter. Le lien est celui que je viens de donner - l'image fonctionne aussi comme lien.
Les séquences n'étant pas commentées mais simplement collées les unes derrière les autres (et séparées par une ponctuation musicale), je fournis ici le contenu de la première "émission", avec quelques commentaires.

00'00"-00'25" - Indicatif. Francis Poulenc, Sonate pour flûte et piano. Extrait du disque Poulenc, moine ou voyou? Mathieu Dufour, flûte. Eric Le Sage, piano.

00'25"-2'50" - Son de la bande annonce de Sherlock Holmes, film de Guy Ritchie, avec Robert Downey Jr et Jude Law.
On le comprend rien qu'au rythme sur lequel est réalisée cette bande annonce: il s'agit ici moins d'une adaptation classique des aventures de Sherlock Holmes que d'une transposition fortement tirée du côté de l'action. Holmes et Watson sont relativement jeunes et ont les moyens de faire parler aussi leur force physique, bien qu'ils aient parfois devant eux une sorte de brute monstrueuse, homme de main de Lord Blackwood - le vrai méchant de l'histoire.
La reconstitution de Londres au 19e siècle est splendide. Je vous conseille tout particulièrement la scène où, à la fin, Holmes et Blackwood se retrouvent face à face sur le Tower Bridge alors en construction. C'est spectaculaire à souhait. Les qualités de Sherlock Holmes comme détective faisant appel à la déduction ne sont pas pour autant oubliées.
Le film sort cette semaine à Paris et sera disponible le 9 juin en DVD.

02'50"-03'38" - Puisque le Festival d'Angoulême vient de se terminer, je note une fois encore que bien des journaux pour lesquels la bande dessinée est habituellement quantité négligeable se penchent tout à coup sur une production très abondante.
Exemple avec le cahier livres de Libération, où les journalistes ont réalisé, comme chaque année, un "Spécial BD". La conception de ce supplément nous est proposée dans un résumé sonore de la réunion de rédaction au cours de laquelle les sujets sont proposés et débattus.
Parmi les auteurs mis en évidence, Bastien Vivès a bénéficié d'un traitement privilégié.
La rubrique Sous les couvertures est hebdomadaire et l'article d'Eric Loret consacré à Bastien Vivès est disponible ici.

03'38"-04'40" - La disparition de J.D. Salinger a évidemment été évoquée dans de nombreuses émissions culturelles. Même dur Europe 1, dans On va s'gêner, qui ne mérite peut-être pas d'être rangée exactement dans cette catégorie. Je vous épargne le lancement du sujet, avec une question de... culture générale, comme on dit. Et, dans le brouhaha qui caractérise souvent le plateau rassemblé autour de Laurent Ruquier, je n'ai pas bien compris qui, ici, parle de Salinger. Mais la fin de l'extrait est faite pour appeler le début du suivant.

04'40"-05'59" - Frédéric Beigbeder, dans Tout arrive (France Culture), était interrogé par téléphone à propos du grand écrivain américain.

05'59"-07'26" - La révélation musicale de la semaine semble être une jeune chanteuse anglaise, Florence Rawlings, qui sort son premier disque, A Fool in Love. Michel Cohen-Solal, chroniqueur dans l'émission Laissez-vous tenter (RTL), donne l'impression d'en être tombé amoureux. Et, comme la qualité sonore de cet extrait est assez moyenne, j'ai eu la chance d'écouter une autre émission où elle était, cette fois, physiquement présente.

07'26"-11'13" - Dans Le rendez-vous (France Culture), Florence Rawlings interprète même une chanson, et le son est aussi bon que la musique.

11'13"-11'24" - Indicatif de fin. Ce sera tout pour aujourd'hui.