Affichage des articles dont le libellé est Joseph Andras. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Joseph Andras. Afficher tous les articles

vendredi 13 mai 2016

Paru en numérique, est-ce paru?

Une (petite) polémique a agité cette semaine les milieux littéraires et éditoriaux. La vague n'a pas fait sentir ses effets très loin, si bien que vous n'en avez probablement pas remarqué l'existence.
Celles et ceux qui espéraient un Goncourt du premier roman pour un des quatre ouvrages sélectionnés un mois avant la proclamation du lauréat-surprise (De nos frères blessés, de Joseph Andras, ne se trouvait pas dans la liste, on va comprendre pourquoi) se sont en revanche étonnés: lundi, le 9 mai, ce premier roman d'Actes Sud ne se trouvait pas physiquement en librairies, la date de sa mise en vente ayant été fixée au 11. En revanche, la version numérique du même livre, formats epub, pdf ou Kindle, était disponible depuis le 4.
On doit avoir ses raisons, chez Actes Sud, pour ne pas avoir fait coïncider les deux mises à l'office, les librairies numériques ayant été, pour une fois, les premières servies - et les lecteurs aussi, ce qui m'avait d'ailleurs permis de publier une brève note critique sur le roman de Joseph Andras dans Le Soir de samedi dernier, le 7 - trois jours après la mise à disposition de l'édition numérique, deux jours avant le Goncourt du premier roman, quatre jours avant l'arrivée du volume sur les étals des libraires. (Vous suivez?)
Je repose donc la question que vous avez déjà lue en titre de cette note de blog: paru en numérique, est-ce paru?
Et je réponds: oui, bien sûr, puisqu'il est possible de lire - et cela seul compte, au moins à mes yeux habitués aux supports les plus divers.

P.-S. tardif, le même jour. Puisque Joseph Andras a refusé ce Goncourt du premier roman, comme le raconte Pierre Assouline, la couverture du livre telle que vous la voyez ci-dessus est désormais un collector. L'éditeur a en effet fait disparaître la mention. Je la laisse, elle fut vraie pendant quelques jours...

lundi 9 mai 2016

Trois Goncourt intermédiaires

On en parle moins, mais l'académie Goncourt attribue d'autres prix littéraires en supplément du célèbre couronnement de l'automne. Aujourd'hui, pas moins de trois prix étaient attribués - encore un effort pour égaler l'Académie française, qui les donne par brassées entières.
Le Goncourt de la nouvelle va à Hélène Lafon pour Histoires (Buchet-Chastel), que je n'ai pas lu parce qu'il ne m'es pas passé devant les yeux. Et je le regrette, car rien de ce qu'écrit Hélène Lafon ne laisse indifférent.
Le Goncourt du premier roman va à un livre fraîchement paru (la semaine dernière) et qui n'avait pas eu le temps de se trouver dans la sélection publiée il y a un mois: De nos frères blessés, de Joseph Andras (Actes Sud).
Ouvrier communiste et algérien de cœur, Fernand Iveton devient un dangereux terroriste quand, en 1956, pendant les « événements » auxquels on refuse le nom de guerre, il pose une bombe dans son usine. En prenant soin qu’elle ne fasse que des dégâts matériels. Mais l’heure est à la répression, à la condamnation sans appel. Tous les recours contre la peine de mort prononcée resteront vains. Et le destin de cet homme bouleverse.
Enfin, le Goncourt de la poésie, rebaptisé Robert Sabatier, va, pour son oeuvre complète, au... Printemps des poètes. Une première, me semble-t-il, ce couronnement d'une institution plutôt que d'un écrivain.