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vendredi 28 juin 2019

Marcel Proust, l'année du Goncourt (3)




Les Lettres

Trois ouvrages de Marcel Proust vont paraître très prochainement aux éditions de la Nouvelle Revue Française.
Une réimpression du premier tome de « À la recherche du temps perdu » : Du côté de chez Swann. Le second tome : À l’ombre des jeunes filles en fleurs. Enfin, un recueil de Pastiches et mélanges où revivra l’affaire Lemoine.
Marcel Proust est considéré par beaucoup, et à l’étranger aussi, comme un de nos meilleurs essayistes.
L’Intransigeant, 26 juin 1919

Bulletin du Livre
Nouveautés

Aux Éditions de la Nouvelle Revue Française.
Marcel Proust : À la recherche du temps perdu.
Tome I : Du côté de chez Swann, 1 vol., 7 f. 50.
Tome II : À l’ombre des jeunes filles en fleurs, 1 vol., 7 f. 50.
Marcel Proust : Pastiches et Mélanges, 1 vol., 5 f. 25.
L’Œuvre, 26 juin 1919

jeudi 21 mars 2019

Marcel Proust, l'année du Goncourt (2)



Art et littérature


M. Jacques-Émile Blanche, qui poursuit avec une infatigable activité son double labeur de peintre et d’écrivain, et dont on annonce un nouveau tome de ses Cahiers d’un artiste, va publier incessamment, en librairie, un premier recueil d’essais sur l’art au dix-neuvième siècle, épars pour la plupart en diverses revues. Ces intéressantes et pénétrantes pages, qui ont été presque entièrement écrites de nouveau, paraîtront sous ce titre : De David à Degas, et seront précédées d’une étude de M. Marcel Proust, sur l’auteur.
Le Temps, 11 mars 1919

samedi 16 février 2019

Marcel Proust, l'année du Goncourt (1)


Le centenaire de Ruskin

On vient de célébrer en Angleterre le centenaire de la naissance de John Ruskin, l’illustre auteur des Peintres modernes, des Sept lampes de l’architecture, des Pierres de Venise, des Matinées à Florence, de la Bible d’Amiens, et de tant d’autres ouvrages qui ont tenu une si grande place dans le mouvement des idées au dix-neuvième siècle. La plupart sont aujourd’hui traduits en français, et Ruskin a trouvé chez nous des commentateurs et admirateurs passionnés, au premier rang desquels il faut citer MM. Marcel Proust et Robert de La Sizeranne. Dans son curieux roman, Du côté de chez Swann, M. Marcel Proust n’imite pas précisément le style de Ruskin, mais il adopte la même manière, ample et touffue, parfois presque inextricable comme une forêt, et colorée, éclatante, féerique comme un feu d’artifice de Turner. Ruskin est un des plus originaux parmi les prosateurs anglais, un grand poète en prose. Il a exercé une influence directe et puissante sur l’esprit public dans son pays et au dehors, ainsi que sur de nombreux artistes. Ce n’était pourtant qu’un simple critique. Il n’en a pas moins été le véritable chef de l’école préraphaélite, et William Morris a écrit à propos des Pierres de Venise : « À quelques-uns d’entre nous, lorsque nous le lûmes pour la première fois, il sembla que ce livre nous montrait une route nouvelle où le monde allait marcher désormais. »
On ne peut entreprendre en quelques lignes une véritable étude sur l’œuvre immense de John Ruskin. Quelles sont ses vues directrices ? Il est parti de l’amour de la nature, et de l’admiration de Turner, considéré comme plus naturel que les paysagistes classiques à la Claude Lorrain. Sa base, c’est alors une espèce de rousseauisme, dont il fait bénéficier un grand peintre qui eût peut-être laissé Jean-Jacques indifférent. Puis il découvre les primitifs italiens, d’abord au Louvre, puis en Italie même. C’est le second stade. Ruskin devient l’apôtre du primitivisme. Il se rattache au romantisme, tel que le comprenaient Schlegel et Mme de Staël, c’est-à-dire comme le culte du moyen âge, opposé à celui de l’esprit helléno-Iatin. Son amour du moyen âge, collaborant avec son puritanisme natif conduisent Ruskin à une théorie religieuse de l’art. Pour lui, la religion, la moralité sont les conditions nécessaires de l’art, qui ne peut prospérer qu’aux âges de vertu et de foi. Son antipathie pour le classique et son goût du mysticisme le rendent tout à fait injuste pour ce qu’il appelle le « poison de la Renaissance », non seulement pour l’art de cette époque, mais pour l’humanisme et le rationalisme qu’elle nous a rendus. Partisan de l’innocence et de l’idylle, Ruskin déteste l’esprit moderne, la science, l’économie politique, la finance, l’industrie et le machinisme. Il prêche le retour à la nature, à la vie champêtre, avec un esthétisme approprié : fabrication à la main des toiles, dentelles et objets divers, où l’artisan peut mettre sa marque, ce qui lui permet de n’être plus seulement un rouage et un instrument, mais de redevenir un homme. Ruskin a enseigné une espèce de socialisme naturaliste, moral et esthétique : l’union de ces trois termes résume toute sa pensée.
Il y a évidemment dans tout cela du bon et du mauvais. En général, Ruskin est excellent quand il affirme, contestable ou ruineux quand il nie. Il a eu raison de célébrer le prodigieux génie de Turner : Claude Lorrain et Poussin n’en gardent pas moins leur mérite. Il a vraiment conquis une province nouvelle, en révélant les primitifs. Il a dit sur le gothique des choses justes et profondes. Mais on peut partager ces admirations de Ruskin, sans le suivre dans son dénigrement de l’Antique, de la Renaissance et de l’esprit moderne. Il a raison de présenter l’art comme une chose hautement noble et sérieuse : nous repoussons comme lui le scepticisme et la frivolité des faux amateurs ; mais s’il faut à l’artiste un idéal élevé, ce n’est pas obligatoirement l’idéal naïvement mystique que préconise Ruskin : la Renaissance en avait un, tout comme le moyen âge, et qui valait mieux. Enfin, Ruskin a rendu de grands services en dénonçant certaines laideurs de notre temps, en protégeant les paysages, en prêchant la Beauté et l’éducation du peuple à ses contemporains, qui ne s’en souciaient peut-être pas suffisamment. Mais il a tort d’exécrer à ce point le progrès scientifique et industriel. Ces machines, qu’il maudit, peuvent avoir des inconvénients passagers : elles émanciperont l’homme, en abrégeant le travail, en lui fournissant des esclaves de fer ou d’acier… Et n’oublions pas en France que Ruskin nous témoigna en 1870 une amitié agissante, qu’il fut alors d’un comité pour le ravitaillement de Paris, avec Huxley et John Lubbock, et qu’il célébra de nouveau à cette époque, avec une particulière tendresse, nos cathédrales déjà menacées par l’ennemi…
P. S.
Le Temps, 14 février 1919

dimanche 11 juin 2017

L'art de détourner l'attention

Les prestigieux jurys de prix littéraires que la Terre entière envie à la France vous conseillent pour des lectures d'été. Une manière de vous envoyer regarder ailleurs pendant qu'ils commencent à plancher sur les romans de la rentrée, tous prêts, presque tous déjà envoyés par les éditeurs à celles et ceux qui pourront leur donner un petit coup de pouce ou un grand coup d'accélérateur. Qui chez Gallimard? François-Henri Désérable ou Frédéric Verger? Chez Grasset? Olivier Guez ou Julien Delmaire? Au Seuil? Patrick Deville ou Joy Sorman? Chez Albin Michel? Nicolas d'Estienne d'Orves ou Jean-Michel Guenassia? Chez Actes Sud? Personne, pour ne pas sembler inféodé à un ministère?
Oui, les regards portent vers le mois d'août, voire même septembre pour certains lecteurs qui ne craignent pas de prendre un peu d'avance, maîtres du temps disent-ils - et il en est qui le pensent vraiment...
Mais vous, nous, comment allons-nous passer l'été (qui est d'ailleurs plutôt l'hiver pour moi)? Avec ces listes?
Voici celle du Goncourt, qui y glisse ses prix du printemps:
  • Canesi et Rahmani. Villa Taylor (A. Carrière)
  • Adrien Goetz. Villa Kérylos (Grasset)
  • Raphaël Haroche. Retourner à la mer (Gallimard)
  • Gilles Lapouge. Maupassant Sergent Bourgogne et Marguerite Duras (Albin Michel)
  • Mariam Madjidi. Marx et la poupée (Nouvel Attila)
  • Hugues Pagan. Profil perdu (Rivages)
  • Blandine Rinkel. L'Abandon des prétentions (Fayard)
  • Frank Venaille. Poésie pour l'ensemble de son œuvre 
  • Eric Vuillard. L'Ordre du jour (Actes Sud)
  • Michel Tournier Pléiade (Gallimard)

Et celles du Renaudot:

Romans
  • Salim Bachi, Dieu, Allah, moi et les autres (Gallimard)
  • Mahi Binebine, Le Fou du roi (Stock)
  • Laetitia Colombani, La Tresse (Grasset)
  • Cécile Guilbert, Les Républicains (Grasset)
  • Eric Neuhof, Costa Brava (Albin Michel)
  • Parisa Reza,  Le Parfum de l'innocence (Gallimard)
  • Anne-Sophie Stefanini, Nos années rouges (Gallimard)
  • Abdellah Taïa, Celui qui est digne d'être aimé (Seuil)
  • Tanguy Viel, Article 353 du code pénal (Minuit)

Essais
  • Pierre Benichou, Les absents levez le doigt (Grasset)
  • Kamel Daoud, Mes indépendances (Actes Sud)
  • Guy Hocquenghem, Un journal de rêve (Verticales)
  • Dominique Noguez, Causes joyeuses ou désespérées (Albin Michel)
  • Maud Simonnot, La Nuit pour adresse (Gallimard)
  • Alexandre Tharaud, Montrez-moi vos mains (Grasset)
  • Lisa Vignoli, Parlez-moi encore de lui (Stock)

Vous en faites, bien entendu, ce que vous voulez...

lundi 2 novembre 2009

Le prix Goncourt à Marie Ndiaye


Elle l'a obtenu dès le premier tour de scrutin, par cinq voix contre deux à Jean-Philippe Toussaint (La vérité sur Marie, Minuit) et une à Delphine de Vigan (Les heures souterraines, JC Lattès) .
Je vous avais parlé de son roman.

Quant aux prix Renaudot , qui sont trois cette année, les voici:
Un mot du roman de Hubert Haddad, que j'ai lu à sa parution en poche - ce qui justifie l'existence de ce nouveaux prix.
Hubert Haddad évite toute théorie. Mais place un homme entre deux feux. Soldat israélien, Cham devient Nessim, terroriste palestinien. Les circonstances ont décidé pour lui. Le romancier donne à voir la violence au quotidien. Fait entendre les explosions, les cris, les pleurs. Tout un pan de l’humanité semble avoir perdu la raison dans une implacable logique d’affrontement. Suffira-t-il de quelques justes pour rétablir un semblant de paix? Cette histoire ne le dit pas encore.

samedi 31 octobre 2009

Veillée d'armes pour quatre écrivains


Comment vivent, ce week-end, les quatre écrivains encore sélectionnés pour le prix Goncourt de lundi? A vrai dire, je n'en sais rien. Je ne ne suis pas dans la peau de Laurent Mauvignier, Marie Ndiaye, Jean-Philippe Toussaint ou Delphine de Vigan.
Mais j'ai le souvenir d'avoir rencontré, en 1990, un de ces membres du dernier carré, quelques jours avant la proclamation. Jean Rouaud avait publié son premier roman, Les champs d'honneur (chez Minuit, tiens, tiens, ils sont deux cette année à porter cette casaque). Il jouait à l'homme détaché de ce qui pourrait arriver le lundi suivant. Mais je voyais bien qu'il y pensait beaucoup. Il croyait, me disait-il, avoir une chance sur deux. Pile ou face. La pièce est retombée du bon côté.
Deux ans plus tôt, le vendredi soir précédant ce fameux lundi, Bernard Pivot avait invité les quatre derniers sélectionnés, chez Drouant, pour un Apostrophes assez spécial.
J'y étais.
Récit.

Concevoir un «Apostrophes» chez Drouant, dans le salon même où se réunit l'Académie Goncourt, avec le président de celle-ci et quatre des plus sérieux candidats aux lauriers 1988, est un joli coup pour Bernard Pivot. Une manière d'ouvrir au public une des scènes les plus secrètes et les plus convoitées de la vie littéraire française...
Trois quarts d'heure avant le début de l'émission on se croirait presque, d'ailleurs, un jour de remise de Prix Goncourt. Les photographes tiennent là, il est vrai, un joli cliché: le peut-être futur lauréat déjà dans le salon Goncourt!
Triés sur le volet, les invités qui font habituellement tapisserie derrière les auteurs se réunissent, champagne à la main, dans une pièce annexe où Bernard-Henri Lévy, malgré la courtoise autorité du réalisateur de l'émission, reste plus longtemps que les autres qui se contentent d'une brève apparition avant de rejoindre Bernard Pivot et Hervé Bazin autour de la table. Mais B.H.L. veut tout savoir: «Est-ce que je suis à côté de Bernard? Comment est-ce que je dois me tenir à table?» Puis, maquillé de manière à rendre son visage presque aussi pâle que la chemise ouverte jusqu'au nombril, il se décide à passer au salon.
Dans les coulisses, puisqu'on est entre gens du monde, on se fait des sourires, on s'embrasse. Mais il est des baisers entre éditeurs qui ressemblent à celui de Judas. Même les plus rompus à cet exercice en ressentent un certain malaise: «Ce n'est pas que je sois tout à fait incapable d'hypocrisie, mais quand même...», nous glisse l'un d'eux.
Petit à petit, tout le monde s'installe. Sur les écrans de contrôle, Bernard Pivot prend encore quelques notes, réclame de l'eau pour Patrick Besson. B.H.L. s'ébouriffe les cheveux. Le réalisateur prend ses repères. Deux portraits des Goncourt à montrer au début de l'émission. «Non, lance Bernard Pivot, il manque Jules; c'est deux fois Edmond. On n'en montrera qu'un!». B.H.L. change de micro, s'ébouriffe encore les cheveux. On le voit beaucoup. Peut-être parce que le blanc de sa chemise - deux boutons refermés - permet de régler les caméras. Le feuilleton est terminé. «Combien de temps, pour les publicités?» demande Bernard Pivot, qui vient de régler sa montre.
Dans la salle annexe, le silence s'est fait. Les visiteurs sont tendus. Un des «Apostrophes» les plus importants de la rentrée commence. Conséquence logique de ce trop-plein de tension, des rires éclatent au générique style «Champs-Elysées», au sourire crispé - comme un tic d'un coin des lèvres - de Patrick Besson, puis c'est la franche gaieté pendant les explications d'Hervé Bazin. Sauf de la part de son épouse, qui se contente de sourire doucement...
La suite, elle était sur l'écran. A commencer par les platitudes des quatre goncourables devant Bazin.
Restent, l'émission terminée, les compliments rassurants des éditeurs à leurs poulains: «Tu as été très bien quand tu as dit que...» Et les espoirs de ventes spectaculaires à partir du samedi matin, en attendant de reparler des prix littéraires.

A lundi, tout le monde...

mardi 27 octobre 2009

Goncourt, le dernier carré; Décembre, le dernier triangle


C'est la fin des espoirs de Goncourt pour Sorj Chalandon, Jean-Michel Guenassia, Justine Lévy et Véronique Ovaldé. L'académie Goncourt ne retient plus que quatre ouvrages pour le prix qui sera attribué lundi:
Il y a au moins la moitié de très bons romans (je n'ai pas lu encore Jean-Philippe Toussaint et Delphine de Vigan).
Une moitié d'hommes, une moitié de femmes.
Il y a aussi, c'est plus étonnant, une moitié de livres publiés chez Minuit. Lattès, rarement présent à ce stade, conserve un titre. Gallimard, un autre.
Grasset, Albin Michel, Stock et l'Olivier (autant dire le Seuil) ne sont plus dans la course. Ce qui pourrait renforcer leurs chances au Renaudot où la cote de Beigbeder, Message et Parisis est, pour des raisons qui échappent aux auteurs mais que les éditeurs connaissent bien, en hausse.
N'oublions quand même pas Blottière et Lafon, dont les romans ne sont peut-être pas là que pour faire de la figuration.
Résultats le 2 novembre, à 12h45. Et toutes les sélections sont toujours ici.

P.S. (du lendemain) Il ne sont plus que trois pour le prix Décembre, attribué... le lendemain (donc c'est logique). Les voici:

mardi 6 octobre 2009

Ils sont encore huit pour le Goncourt

L'académie Goncourt tire un trait sur six des quatorze titres sélectionnés la première fois. Et, le 27 octobre, il n'en restera probablement plus que quatre pour se disputer le prix le plus convoité, attribué le 2 novembre.

Edem Awumey, Daniel Cordier, David Foenkinos, Eric Fottorino, Yannick Haenel et Serge Mestre font les frais de ce dégraissage.

Notons que Minuit, sans être l'éditeur le plus puissant de la place de Paris, tire son épingle du jeu avec deux auteurs présents (Laurent Mauvignier et Jean-Philippe Toussaint), presque trois même si l'on considère que Marie Ndiaye (Gallimard) est bien présente dans son catalogue. Grasset (Sorj Chalandon), Albin Michel (Jean-Michel Guenassia), Stock (Justine Lévy), L'Olivier (Véronique Ovaldé) et Lattès (Delphine de Vigan) sont les autres éditeurs dont les chances sont préservées...

mardi 15 septembre 2009

La première sélection du prix Goncourt

Toujours très attendue, la première sélection du prix Goncourt est arrivée. Le prix sera décerné le 2 novembre et tous ne seront évidemment pas élus.
La liste est intéressante, reprend quelques-uns des livres dont on parle beaucoup en ce début de rentrée littéraire, fait la part belle à Gallimard (cinq titres sur quatorze) et distribue les neuf autres ouvrages retenus entre presque autant d'éditeurs (Minuit est quand même présent deux fois).

Edem Awumey : "Les pieds sales" (Seuil)
Sorj Chalandon : "La légende de nos pères" (Grasset)
Daniel Cordier : "Alias Caracalla" (Gallimard)
David Foenkinos : "La délicatesse" (Gallimard)
Eric Fottorino : "L'homme qui m'aimait tout bas" (Gallimard)
Jean-Michel Guenassia : "Le club des incorrigibles optimistes" (Albin Michel)
Yannick Haenel : "Jan Karsky" (Gallimard)
Justine Lévy : "Mauvaise fille" (Stock)
Laurent Mauvignier : "Des hommes" (Minuit)
Serge Mestre : "La lumière et l'oubli" (Denoël)
Marie NDiaye : "Trois femmes puissantes" (Gallimard)
Véronique Ovaldé : "Ce que je sais de Vera Candida" (L'Olivier)
Jean-Philippe Toussaint : "La vérité sur Marie" (Minuit)
Delphine de Vigan : "Les heures souterraines" (JC Lattès)

Je vous ai déjà dit tout le bien que je pensais du roman de Marie Ndiaye. Je reviendrai sur d'autres.
Et, pour la liste complète des sélections des prix littéraires, voir cette page.