Affichage des articles dont le libellé est J.D. Salinger. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est J.D. Salinger. Afficher tous les articles

lundi 1 février 2010

Lire, écouter, voir: Zapculture, première

J'ai travaillé, plusieurs fois, à la radio. Mes premières expériences datent de 1975, déjà. Une quinzaine d'années plus tard, j'ai été chargé d'une chronique littéraire quotidienne sur la première chaîne de la RTBF. Je m'étais choisi un indicatif que j'ai repris en 2000 quand, à Antananarivo, j'ai animé pendant neuf mois une émission culturelle hebdomadaire. Et de nouveau pour l'année où j'ai réalisé Un quart culture, une "quotidienne" d'un quart d'heure, de septembre 2005 à août 2006.
Je ne vous raconte pas tout ça pour étaler ma vie mais pour expliquer que, parfois, la radio me manque. Je me suis donc remis à utiliser les sons, et voici le premier numéro de Zapculture. Une promenade culturelle, forcément culturelle, à travers diverses émissions et d'autres sources disponibles. Faute d'avoir bien compris comment "podcaster" cette nouvelle production sur le blog (oui, je suis parfois limité), vous devrez la télécharger pour l'écouter. Le lien est celui que je viens de donner - l'image fonctionne aussi comme lien.
Les séquences n'étant pas commentées mais simplement collées les unes derrière les autres (et séparées par une ponctuation musicale), je fournis ici le contenu de la première "émission", avec quelques commentaires.

00'00"-00'25" - Indicatif. Francis Poulenc, Sonate pour flûte et piano. Extrait du disque Poulenc, moine ou voyou? Mathieu Dufour, flûte. Eric Le Sage, piano.

00'25"-2'50" - Son de la bande annonce de Sherlock Holmes, film de Guy Ritchie, avec Robert Downey Jr et Jude Law.
On le comprend rien qu'au rythme sur lequel est réalisée cette bande annonce: il s'agit ici moins d'une adaptation classique des aventures de Sherlock Holmes que d'une transposition fortement tirée du côté de l'action. Holmes et Watson sont relativement jeunes et ont les moyens de faire parler aussi leur force physique, bien qu'ils aient parfois devant eux une sorte de brute monstrueuse, homme de main de Lord Blackwood - le vrai méchant de l'histoire.
La reconstitution de Londres au 19e siècle est splendide. Je vous conseille tout particulièrement la scène où, à la fin, Holmes et Blackwood se retrouvent face à face sur le Tower Bridge alors en construction. C'est spectaculaire à souhait. Les qualités de Sherlock Holmes comme détective faisant appel à la déduction ne sont pas pour autant oubliées.
Le film sort cette semaine à Paris et sera disponible le 9 juin en DVD.

02'50"-03'38" - Puisque le Festival d'Angoulême vient de se terminer, je note une fois encore que bien des journaux pour lesquels la bande dessinée est habituellement quantité négligeable se penchent tout à coup sur une production très abondante.
Exemple avec le cahier livres de Libération, où les journalistes ont réalisé, comme chaque année, un "Spécial BD". La conception de ce supplément nous est proposée dans un résumé sonore de la réunion de rédaction au cours de laquelle les sujets sont proposés et débattus.
Parmi les auteurs mis en évidence, Bastien Vivès a bénéficié d'un traitement privilégié.
La rubrique Sous les couvertures est hebdomadaire et l'article d'Eric Loret consacré à Bastien Vivès est disponible ici.

03'38"-04'40" - La disparition de J.D. Salinger a évidemment été évoquée dans de nombreuses émissions culturelles. Même dur Europe 1, dans On va s'gêner, qui ne mérite peut-être pas d'être rangée exactement dans cette catégorie. Je vous épargne le lancement du sujet, avec une question de... culture générale, comme on dit. Et, dans le brouhaha qui caractérise souvent le plateau rassemblé autour de Laurent Ruquier, je n'ai pas bien compris qui, ici, parle de Salinger. Mais la fin de l'extrait est faite pour appeler le début du suivant.

04'40"-05'59" - Frédéric Beigbeder, dans Tout arrive (France Culture), était interrogé par téléphone à propos du grand écrivain américain.

05'59"-07'26" - La révélation musicale de la semaine semble être une jeune chanteuse anglaise, Florence Rawlings, qui sort son premier disque, A Fool in Love. Michel Cohen-Solal, chroniqueur dans l'émission Laissez-vous tenter (RTL), donne l'impression d'en être tombé amoureux. Et, comme la qualité sonore de cet extrait est assez moyenne, j'ai eu la chance d'écouter une autre émission où elle était, cette fois, physiquement présente.

07'26"-11'13" - Dans Le rendez-vous (France Culture), Florence Rawlings interprète même une chanson, et le son est aussi bon que la musique.

11'13"-11'24" - Indicatif de fin. Ce sera tout pour aujourd'hui.

vendredi 29 janvier 2010

Deux ou trois choses que j'ignorais de J.D. Salinger

J'aimerais croire qu'en vivant caché, J.D. Salinger a vécu heureux. Mais qui suis-je pour le penser? Et qui pourrait l'affirmer? Peu d'écrivains ont cultivé à ce point l'art de la discrétion, jusqu'à disparaître presque complètement derrière leurs livres. Presque, seulement. Car, en entretenant le mystère autour de sa personne, Salinger a aussi suscité la curiosité sur le personnage qu'il était. Quarante années sans apparition publique ont favorisé les rumeurs selon lesquelles il aurait continué à écrire sans faire paraître ses textes. On le vérifiera peut-être un jour...
On sait en tout cas, brutal retour dans l'actualité, qu'il vient de mourir. Il était né le 1er janvier 1919 à New York. Il avait 21 ans quand il a commencé à publier. Et 45 ans quand il a arrêté.
Dans l'intervalle, il était devenu, en 1951, l'auteur de The Catcher in the Rye, un roman dont plusieurs générations allaient s'emparer pour en faire un objet de culte. Traduit en français deux ans plus tard par Jean-Baptiste Rossi - qui avait publié un roman, Les mal-partis, et n'était pas encore devenu le grand Sébastien Japrisot -, L'attrape-cœurs ferait, en 1986, l'objet d'une nouvelle traduction, par Annie Saumont.
Honte sur moi: je n'ai pas lu ce livre. Et vous?
A ceux qui lisent l'anglais, je confie la première phrase.
If you really want to hear about it, the first thing you'll probably want to know is where I was born, an what my lousy childhood was like, and how my parents were occupied and all before they had me, and all that David Copperfield kind of crap, but I don't feel like going into it, if you want to know the truth.
J.D. Salinger a publié quelques autres ouvrages, en particulier des nouvelles. Mais très peu, somme toute. Ce qui ne l'empêche pas d'être resté, et de rester pour longtemps encore, un point de repère dont on aurait du mal à se passer.