Quelques éditeurs, de plus en plus, font l'effort de proposer des extraits de leurs livres à paraître. Une manière de se faire une idée des ouvrages à venir, comme si on pouvait les feuilleter en librairie avant même qu'ils soient disponibles. On sait à quoi s'en tenir, au moins pour le ton.
Le ton, parlons-en, est souvent assez singulier au Dilettante, une maison qui s'est longtemps limitée à de petits tirages avant de découvrir et de faire lire Anna Gavalda. Ce qui ne l'empêche pas de continuer à piocher dans les textes improbables, d'ouvrir les horizons littéraires et de remettre en valeur des écrivains injustement oubliés.
On voit le genre. Du genre que j'apprécie.

Il manque les "incontournables", comme on dit. Mais pas les tripes du samedi au Chien mort, un nom de restaurant qui lui va bien par son côté dérisoire. Une forme d'humour qui fait du laisser-aller un arbitre de l'élégance...
Stendhal est passé par là. N'a-t-il pas déjà tout dit? Et pourquoi donc Calet se contenterait-il des traces de son glorieux prédécesseur? Comme souvent, il se demande pourquoi on le considère comme journaliste, un titre qu'il a l'impression d'usurper. Et pour cause: il est beaucoup mieux qu'un journaliste - un écrivain, comme le prouvent les treize pages offertes à votre curiosité...
Perelman est effectivement un auteur hilarant ! Un très bon moment de lecture, qui fait disparaître la petite grisaille du quotidien !
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