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lundi 11 janvier 2016

Comme une envie d'écouter David Bowie

Difficile, après avoir été accompagné depuis si longtemps par ses chansons, de se dire que David Bowie est mort. Il nous aura surpris jusqu'au bout, avec un retour gagnant (Blackstar) pour son 69e anniversaire, après tant d'années où on l'avait dit malade, incapable de chanter encore, et puis voilà que, quand même...
Quel rapport avec la littérature, direz-vous? Je ne sais pas, moi, sinon qu'il m'a fait vibrer autant que certains écrivains. Et que, quand je l'ai vu arriver sur scène du côté de 1978, la seule fois que j'ai assisté à un de ses concerts, au premier coup d’œil, je l'ai pris pour Le Clézio - je ne suis pas très physionomiste, on est bien d'accord.
Je déconne, je déconne, pendant que "Suffragette City" explose mon ordinateur et que j'essaie de rassembler les morceaux. J'ai été à deux doigts, la semaine dernière, d'écrire un article sur Blackstar dans la page culturelle que je donne chaque semaine aux Nouvelles, un journal de Madagascar - avant d'être rattrapé par la pression des commémorations de l'attentat à Charlie et de ressortir des archives un entretien avec Wolinski.
Sommes-nous tous destinés à finir en archives? Si j'avais parlé de David Bowie vendredi, jour de son anniversaire, jour de la sortie de l'album, il aurait été vivant. Quand j'en parlerai, une semaine plus tard (une semaine trop tard?), tout est devenu archive. "Ashes to ashes"...
Mais non, il n'est jamais trop tard. Puisque je l'écoute. Et, j'en suis presque certain, vous aussi...

lundi 15 février 2010

Zapculture, troisième : censure, DVD, livre, CD...

Le troisième Zapculture est servi. Au menu, une question de censure, un DVD que je vous conseille, un livre tout aussi recommandable et deux disques contrastés, mais possédant des points communs.
On y va?
La manœuvre est simple: téléchargez la dizaine de minutes de Zapculture en suivant le lien proposé par le casque d'écoute ci-contre. Et écoutez...

Après l'indicatif inchangé (00'00"-00'25"), retour sur une affaire qui a secoué les milieux artistiques parisiens la semaine dernière: une artiste chinoise, Ko Siu Lan, qui exposait à l'École des Beaux-Arts, avait accroché, dans la rue, quatre bannières portant chacune un mot: travailler, gagner, plus, moins. Une allusion transparente à un slogan de campagne de Nicolas Sarkozy. Quelques remous plus loin, les bannières étaient décrochées. C'est à ce moment que l'émission Le rendez-vous (France Culture) a évoqué le sujet (00'25"-01'21").
Il faut ajouter que tout est rentré dans l'ordre (l'ordre de la liberté d'expression) depuis samedi puisque Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture, a demandé et obtenu la remise en place des bannières.

"Mon" DVD de la semaine est une adaptation d'un livre magique: Soie, d'Alessandro Baricco, qui m'a émerveillé deux fois - à sa sortie et quand il a été réédité au format de poche.
François Girard en a donc fait un film qui, très naturellement, porte le même titre. Soie (le film) respecte la trame du récit imaginé par Baricco: un jeune Français est envoyé au Japon pour acheter des œufs de vers à soie afin d'enrayer l'épidémie qui décime les élevages européens. Au Japon, il rencontre une femme...
La magie est partiellement au rendez-vous, ce qui n'est déjà pas mal. Mais, comme il fallait s'y attendre, les images ne sont pas tout à fait à la hauteur de la force évocatrice des mots. Sinon lors des voyages au cours desquels Hervé Joncour traverse des paysages splendides. Il y a de vrais moments d'éblouissement. Le son de la bande annonce vous permettra peut-être de les imaginer (01'21"-03'48").

Je vous ai déjà parlé du superbe roman de l'Irlandais Hugo Hamilton, Comme personne. J'avais écrit, en réalité, un article dans Le Soir dont je vous donnais le début ici, avec un lien vers la suite.
Je ne suis évidemment pas le seul à avoir remarqué ce livre - d'autant plus facile à repérer que son auteur avait déjà donné quelques autres excellents textes auparavant.
Dans Jeux d'épreuves (France Culture), la semaine dernière, il en a aussi été question. Occasion idéale pour y revenir par l'intermédiaire d'un autre lecteur. Celui-ci (dont je n'ai malheureusement pas relevé le nom) vous en fait un résumé honnête qui, je crois, ne dévoile en rien le mystère du roman tout en s'en approchant de très près (03'48"-06'21").

J'ai ensuite pratiqué un collage avec le début d'une chanson et la fin d'une autre, sinon qu'il s'agit de la même chanson.
Je vous explique.
David Bowie, vous aimez? Moi, beaucoup. Et je me désole des problèmes de santé qui lui ont apparemment, au sens propre, cassé la voix. En 2003 et 2004, il a "tourné" dans une longue série de concerts (d'ailleurs amputée des derniers) après la sortie de l'album Reality. Il ne se contentait pas d'y reprendre ses créations les plus récentes, comme en témoigne A Reality Tour, disponible depuis la fin du mois dernier.
The Man Who Sold The World, Life On Mars ou Ziggy Stardust, parmi beaucoup d'autres titres devenus des classiques, étaient repris lors de cette tournée. Du coup, cet enregistrement constitue, à mes yeux, la parfaite illustration d'une carrière où il y a eu beaucoup de grands moments.

La septième plage du deuxième CD, Heroes, est un de ces classiques. Et le même titre ouvre le nouvel album de Peter Gabriel, Scratch My Back, où l'on ne trouve d'ailleurs que des reprises. Paul Simon, Talking Heads, Neil Young ou Radiohead sont, cette fois, ses inspirateurs. Et David Bowie, bien sûr.
L'ancien chanteur de Genesis donne ici des versions très personnelles, véritables réinterprétations de titres qu'on ne reconnaît pas toujours sans une écoute attentive. Le tempo est alangui, les cordes sont très présentes. Je ne suis pas totalement convaincu.
Mais faites-vous votre opinion, au moins partiellement, avec le début de Heroes dans la version de David Bowie lors de sa dernière tournée et la fin selon Peter Gabriel (06'21"-10'04").

Avant d'en terminer par l'indicatif (10'04"-10'16").

Bonne écoute.