Affichage des articles dont le libellé est lecture. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est lecture. Afficher tous les articles

vendredi 22 juin 2018

PPDA à l'usine? Vive l'usine!

C'est une page ouverte dans mon navigateur depuis le 17, il y aura cinq jours cet après-midi. Elle m'a énervé, je me suis demandé si j'allais me calmer en la revoyant de temps en temps. Au contraire. Puisqu'il faut que je m'en débarrasse, allons-y. De quoi s'agit-il? D'un entretien avec Patrick Poivre d'Arvor, mieux connu sous le nom de PPDA, et qu'on ne confondra plus avec son double de latex, PPD, puisque celui-ci est mort des œuvres de Canal+. PPDA, lui, est bien vivant, la preuve, il se confie au Point qui titre d'une citation: "Un homme politique se doit d'avoir écrit au moins un livre."
En gros, si on parle d'homme politique français, difficile de contester. Ailleurs, même Donald Trump a écrit un livre, ou au moins l'a signé. Passons, ce n'est pas le sujet qui m'irrite. Et qu'en a-t-on à faire des affirmations qui ne suscitent pas la controverse? Rien. A moins qu'il en naisse de l'admiration - c'est une autre histoire. Ici, déclaration de bon sens qui dénote l'observation même pas aiguë des carrières françaises menant au pouvoir ou dans son antichambre, voire même dans l'arrière-cour de l'opposition.
Florent Baracco, qui interroge PPDA, commence par lui demander ce qu'il lit en ce moment. La réponse n'est pas très importante, c'est un livre de Vanessa Schneider à paraître à la rentrée - comme tous les chroniqueurs, PPDA a déjà un œil, mais peut-être pas les deux, dans la rentrée. Même Claro l'explique, et son cas est pourtant assez différent.
Là où PPDA touche au sublime, c'est quand il explique comment il lit. Attention, ça pique.
Je lis plutôt un livre à la fois, mais je lis affreusement vite. Je dis «affreusement», car je reçois beaucoup d'ouvrages que je dois lire pour pouvoir les chroniquer ou interroger leur auteur. Ma lecture est au laser, il faut que ça usine!
Affreux, l'usine! Voilà donc les Temps modernes, mon pauvre monsieur!


Franchement, de quoi se plaint-il? Est-ce un moyen sournois de préparer le terrain à une demande de surclassement dans l'échelle de pénibilité du travail? Critique littéraire: +3 (je dis ça sans savoir, j'ignore comment on compte, si c'est en degrés Celsius ou Fahrenheit). C'est dit apparemment sans rire et vraisemblablement sans honte.
Si lire te pèse, mon bonhomme (en chair et os, pas en latex), change de boulot! Bricole ou même va à la pêche. Les mots te laisseront tranquille et pas un auteur ne viendra taquiner le menu fretin avec toi.
Je me demande toujours ce qui leur prend, à ces forçats de la lecture, quand ils s'épanchent ainsi sur la masse infinie de leur travail, et l'heure qui tourne, et zut! il me reste encore deux cents pages et j'entre en studio dans une demi-heure - ce qui, dans le cas qui nous concerne en ce beau jour d'aujourd'hui, devrait suffire pour feuilleter encore cinq romans de la rentrée, si j'en juge d'après mes souvenirs d'une émission, j'ai oublié laquelle, dont les dernières minutes étaient consacrées à présenter, de manière critique, oui, oui, dire que c'est bien, que c'est attachant, que c'est émouvant, que c'est superbement écrit, c'est aussi une critique, une pile de livres haute comme moi et dont l'odeur d'encre fraîche avait dû l'enivrer.
Rendez-nous le flacon, on s'occupera de l'ivresse plus tard, quand on aura goûté au plaisir de lire, une notion qui semble étrangère à ce grand professionnel.

mardi 21 mars 2017

Réjouissons-nous, ils lisent!



Qui, ils? Les Français, pardi! Et les Françaises, encore un peu plus, comme on en a pris l'habitude au point d'en faire un cliché solidement installé, moins vérifiable cependant dans les chiffres que dans les têtes: 89% des Français lisent, 93% des Françaises, la différence n'est pas si grande.
Dans l'enquête qui vient d'être publiée pour réjouir les professionnels de la profession à la veille, ou quasi, de Livre Paris, le CNL affirme que Marine Le Pen est en tête dans tous les sondages pour le premier tour de la présidentielle (zut! je me suis trompé d'enquête) Ipsos, pour le Centre national du livre, semble dire que tout n'est pas perdu.
Ce n'était pourtant pas gagné d'avance. Parmi les trois objectifs de ce baromètre bisannuel, le deuxième fait frémir (rassurez-vous, seulement les professionnels de la profession): "Mieux comprendre les raisons d'éloignement et d'érosion des pratiques". Voilà ce qui s'appelle partir sur de bonnes bases. Défaitisme ou lucidité?
Je ne vais pas vous assommer avec les chiffres des 64 (oh! déjà un chiffre!) pages du rapport. C'est beau, c'est clair, on en mangerait, on en viendrait presque à avoir envie de le lire. Ou de le faire lire, et de vous en demander un résumé pour demain matin...
Pour faire court, les Français lisent (peut-être) un peu plus qu'avant, le roman n'est pas mort - le livre pratique non plus. Je vous laisse découvrir le très tendance "Top 5 genres de livres selon l'implication de lecture" Comment on s'endort sur un livre (enfin, c'est une extrapolation personnelle, due au fait que 42% (zut! un chiffre!) des lecteurs lisent avant de se coucher - ou après s'être couchés et avant de s'endormir? C'est moins clair qu'il y paraît. Et la barbe au-dessus ou en dessous de la couverture (et les lectrices, dans tout ça?))
Le livre numérique progresse. Forcément, il vient de nulle part et n'est pas encore très loin (c'est un éditeur de livres numériques qui vous le dit). L'hérédité joue à peu près le même rôle que dans les vocations criminelles: parents voyous, enfants tueurs; parents lecteurs, enfants dévoreurs (c'est une blague, vous aurez redressé vous-même - vous voyez, je ne désespère pas de vous, qui appartenez à la merveilleuse confrérie des lecteurs).
Les libraires vont regretter de n'être pas partout, à en juger par le nombre de ceux qui ne les fréquentent pas parce qu'il n'y en a pas à proximité de chez eux. Les bibliothèques semblent indispensables, redisons-le à ceux qui nous gouvernent et nous gouverneront, si les électeurs leur prêtent une majorité.
Le plaisir n'est pas absent de la lecture, voilà une information qui nous manquait, mais dont je ne sais que faire - puisque je m'amuse toute la journée. Et la musique empêche de regarder la télévision, à moins que ce soient la musique et la télévision qui nous chronophagent le temps de lecture.
Quoi qu'il en soit, un bon livre ne vaut pas une bonne bringue entre potes - ce n'est pas moi qui l'affirme, ce sont les sondés.
Mais on ne va pas s'effondrer pour autant.
En revanche, ce qui ne rassure pas, c'est l'accroche vers un article de Books (que je n'ai pas encore lu), basé apparemment sur une autre enquête commandée par le CNL: Les Français écrivent toujours plus. (Et les Françaises?) Au secours!

lundi 28 avril 2014

Lire sur smartphone (mais pas que)

Chère cousine,

Non, je ne t'oublie pas, même si je ne t'ai pas donné de nouvelles depuis un certain temps. Mais je me suis absenté trois jours (et demi), et le rythme de mes activités, déjà soutenu en temps normal, s'en est trouvé encore accéléré depuis le retour.
J'ai pour l'instant, à côté de moi, et en cours de lecture:
Deux livres au format de poche reçus par la poste, en Folio (Les désarçonnés, de Pascal Quignard) et en Rivages poche qui accueille maintenant des écrivains de langue française (So Long, Luise, de Céline Minard, un roman auquel je n'ai pas du tout accroché quand il est paru, mais que je dois relire jusqu'au bout pour savoir si je reste sur cette impression ou si, à la lumière du dernier roman de cette écrivaine, que j'ai aimé, il n'est pas nécessaire de réévaluer mon avis).
Un énorme roman d'Anne-Marie Garat, Dans la main du diable (Actes Sud), paru en 2006, emprunté à la médiathèque de l'Institut français de Madagascar pour un travail d'anthologie que je construis patiemment autour de la Grande Guerre.
Ma liseuse, dans laquelle deux livres, reçus par courriel sous forme de fichiers, sont ouverts: Ceux du Nord-Ouest, de Zadie Smith (Gallimard) et Le dernier tigre rouge, de Jérémie Guez (10/18), l'un au format ePub, l'autre en PDF.
Mon smartphone, sur lequel j'ai presque fini de lire Quand les colombes disparurent, de Sofi Oksanen, qui ressort au Livre de poche, et qui appartient à ma bibliothèque personnelle au format ePub.
Car, oui, après une longue période de résistance à la sophistication d'appareils téléphoniques dont je ne voyais pas à quoi ils pouvaient servir - sinon à téléphoner, justement, ce qui me préservait de la tentation d'achats coûteux -, j'ai craqué. Moi qui disais: je n'achèterai de smartphone que le jour où il fera mon café, je suis depuis quelques mois propriétaire d'un de ces engins.
En revanche, je lis sur ce smartphone. Après une expérience non concluante avec une tablette - un mauvais achat très bas de gamme, écran en plastique très rapidement rayé malgré un usage prudent, mémoire insuffisante, et je passe d'autres détails -, je suis convaincu par la lecture sur smartphone.
Bien sûr, elle ne se conçoit qu'au format ePub, tant à l'évidence le PDF n'est pas adapté à ce petit écran. Bien sûr, les pages sont petites. mais les caractères sont adaptés à diverses situations, l'écran rétroéclairé permet un confort satisfaisant même quand la lumière est faible. A condition de choisir le logiciel idéal. Aldiko n'est pas désagréable mais j'ai vraiment trouvé mon bonheur le jour où j'ai installé Moon+ Reader. La quantité et la finesse des réglages sont telles que l'affichage me convient parfaitement. Quand je suis en ville pour quelques heures, ma lecture tient dans la poche - quand je suis absent plusieurs jours, en revanche, la liseuse m'accompagne aussi.
Ceci dit, mon smartphone ne fait toujours pas le café.
Et, comme je te le disais plus haut, je n'ai pas abandonné le papier.
Et toi, chère cousine, sur quel(s) support(s) lis-tu?
Je t'embrasse,
ton cousin


mercredi 19 mars 2014

3 Français sur 10 ne lisent pas


Tel est le constat le plus désolant d'une nouvelle enquête sur la lecture réalisée par Ipsos pour le Syndicat national de l'édition et le Centre national du livre. 30% des Français n'ont lu aucun livre ces douze derniers mois. Aucun livre. Même pas un roman de Guillaume Musso ou un manuel de menuiserie. Encore n'est-ce désolant que si on estime posséder les valeurs les plus authentiques et désirer partager avec le monde entier le goût de la lecture qui est le mien, le vôtre (sinon, que faites-vous ici?).
Pourquoi ne lisent-ils pas? On leur a posé la question et ils ont répondu. Je n'aime pas ça, disent-ils à 57%. Je n'ai pas le temps, 38%. Toutes les autres réponses étant marginales (5% ou moins), il faut bien considérer ces arguments comme les raisons majeures de la non-lecture. D'autant qu'ils se rejoignent. Dire: je n'ai pas le temps, c'est dire aussi: je préfère occuper mon temps à autre chose. Quoi? Regarder Les feux de l'amour (ça existe encore, ça?) à la télé? Aller me promener? Draguer la voisine - ou le voisin? Jouer aux cartes? Le mystère est entier...
Mais réjouissons-nous: les autres sont des lecteurs et représentent donc 70% de la population sondée. Ils ont lu en moyenne 15 livres au cours des derniers mois et un quart d'entre eux sont considérés comme des grands lecteurs (20 livres et plus). Ces grands lecteurs sont surtout des lectrices, voilà qui ne nous change guère des indications souvent reçues dans la pratique - demandez aux bibliothécaires ou aux libraires. Ils ont lu des livres policiers pour 41% d'entre eux (un peu plus chez les femmes que chez les hommes), des ouvrages pratiques pour 36% (beaucoup plus pour les femmes), d'histoire pour 34% (surtout les hommes), de la BD, 27% (davantage les hommes), d'autres romans contemporains - Marc Levy? - pour 26% (les femmes en sont plus grandes consommatrices que les hommes). Chez les moins de 35 ans, la science-fiction est la catégorie la plus prisée, les classiques arrivent en cinquième position (lectures scolaires?).
Cette avalanche de chiffres se déroule sur une soixantaine de pages (des unités de présentation PowerPoint, plutôt) et présente toutes les caractéristiques d'un produit susceptible de donner la gueule de bois. On est rassuré d'apprendre que ce rapport d'études a été élaboré dans le respect de la norme internationale ISO 20252, ce qui ne me dit rien mais en impose. Si vous désirez en savoir plus, l'intégralité du rapport est téléchargeable ici.
Et, si les résultats de cette enquête sont publiés maintenant, c'est bien entendu parce que le Salon du Livre de Paris se tient du 21 au 24 mars à la Porte de Versailles, l'occasion pour moi d'aborder ici , à partir d'aujourd'hui, quelques facettes de la vie littéraire (ou du livre) liées, de près ou de loin, à cet événement.

mardi 21 janvier 2014

Lire dans le train, oh ! oui !

Chère cousine,

On peut faire un tas de choses dans le train, certaines mêmes sont inavouables. Mais il est de nombreuses activités que toi, moi ou d'autres avons déjà pratiquées. Dormir inconfortablement, à moins de voyager en wagon-lit. Observer le paysage qui défile, et croiser les yeux des vaches qui nous regardent passer. Surveiller ses voisins du coin de l’œil. Prendre un bon repas au wagon-restaurant (non, ça, c'était avant l'ère du sandwich pré-emballé et presque pré-mâché). Téléphoner - encore moins, ce sont les autres qui téléphonent, et c'est exaspérant. Ecouter de la musique, sans laisser les basses s'échapper des écouteurs pour envahir tout le compartiment...
Mais lire, lire! L'activité parfaite pour un voyage en train, qu'il soit de longue durée - tu traverses l'Europe, qu'est-ce que tu emportes? - ou bref - tu n'as que vingt minutes devant toi, est-ce que c'est assez pour lire un chapitre de ce livre que tu avais commencé?
Plus de paysage, plus de voisins, plus de bruits parasites. Tu n'es plus là pour personne. Tout le monde s'en trouve bien, à commencer par soi-même.
Je repensais à mes heures de lecture dans les trains les plus divers en voyant que la SNCF avait distribué, hier, 60.000 livres sur le réseau Transilien. Du polar bref - certains diront de la littérature de gares, d'autres soupçonneront peut-être que, finalement, cette collection coéditée par Le Monde et la SNCF s'est mal vendue et que ses initiateurs ont préféré distribuer les invendus plutôt que de les mettre au pilon...
Mais quand même, en voilà, une bonne idée. Combien de voyageurs, qui n'auraient jamais pensé à emporter un livre pour leur trajet, en ont hier matin ouvert un? C'est quand même mieux que les journaux gratuits dans lesquels l'information est préparée comme les sandwichs (pré-mâchée) et dont on retrouve, quelques heures à peine après sa sortie de l'imprimerie, les feuilles échouées au pied des banquettes...
Tu connais mon optimisme: je veux croire que, de toutes les paires d'yeux qui sont tombées hier sur ces petits romans, ou ces longues nouvelles, il en est quelques-unes qui auront apprécié assez l'expérience pour la renouveler. Ce serait une belle, une grande victoire.
Et, aujourd'hui, je ne te laisse pas le choix: tu as intérêt à penser la même chose que moi. Mets de côté ton esprit de contradiction, je t'en prie, et considère le bon côté des choses...
Me voici bien directif tout à coup! Mais je suis certain que tu ne m'en voudras pas, chère cousine, et je t'embrasse,

ton cousin.


mardi 4 décembre 2012

Test de la page 99, prix de la page 111, 112... De qui se moque-t-on?

Contamination du zapping devant la croissance exponentielle du nombre de chaînes de télévision? Influence de Twitter où il faut faire court? Etat général d'une population en proie à la paresse? Même la lecture rapide est dépassée par le mouvement, puisqu'il n'est plus question de lire un livre dans son intégralité pour juger de sa qualité. Une page suffit. Les initiatives se multiplient (le test de la page 99, le prix de la page 111, celui de la page 112), nous n'avons pas fini d'en voir fleurir d'autres, puisque cela nourrit au moins la conversation, voire la polémique. (David Caviglioli a déjà dit sur le sujet à peu près tout ce que j'en pense dans Peut-on juger un livre en n'en lisant qu'une page? mais, la preuve que ça fonctionne, j'y reviens moi aussi.)
Coup de chance, le prix de la page 111 est allé à un roman que j'aime beaucoup et dont je vous ai d'ailleurs parlé ici, La blonde et le bunker, de Jaluta Alikavazovic. Mais, entre nous, on aurait pu tout aussi bien choisir la lauréate au hasard, elle avait à peu près les mêmes chances de l'emporter. On nous dit que chaque page d'un roman est représentative de son ensemble. Mouais... On ne m'ôtera quand même pas de l'idée qu'une fiction est faite pour être lue de la première à la dernière page, sans sauter une ligne, parce que nul lecteur ne sait à l'avance où l'écrivain a caché les noeuds de sa narration, les petites bombes qu'il fait exploser sous nos pieds, les surprises et les digressions. Et parce que, bon sang, si quelqu'un a travaillé son texte jusqu'à lui donner une forme définitive (ou à peu près, oublions provisoirement les remords qui influencent parfois une réédition), c'est parce que le livre doit avoir cette forme et aucune autre.
On nous dit aussi qu'un acheteur potentiel, en librairie, regarde la couverture et la quatrième de couverture, le nom de l'auteur, parfois celui de l'éditeur, feuillette, lit quelques pages, cherche à se faire une idée du ton, du sujet, en gros, de tout ce qui va l'amener à penser que le livre qu'il a devant les yeux lui conviendra - ou non. C'est vrai. Mais aucune mécanique ne conduit ce découvreur à ouvrir systématiquement l'ouvrage à la page 99, ou 111, ou 112, et à s'arrêter là. C'est beaucoup plus subtil...
Voilà pourquoi vous ne trouverez jamais, dans Le journal d'un lecteur (ou dans mes articles du Soir), d'avis fondé sur une page d'un livre, ou sur une lecture superficielle. Bien sûr, ça prend plus de temps. Et alors? Quand on aime, on ne compte pas. (Je viens de passer une quinzaine d'heures à lire le dernier roman traduit en français de Richard Powers, Gains, et je me réjouis de l'avoir fait.)

jeudi 30 avril 2009

Détournement de blogs

La conjoncture m'y pousse. Non qu'il m'arrive souvent de prendre garde à la conjoncture. Mais, quand j'entends de grandes entreprises parler de rationalisation face à de gigantesques bénéfices, je me dis que ma toute petite entreprise mérite aussi que j'applique un minimum de bon sens à sa gestion.
Gérer. Oh! le vilain mot. M'enfin (aurait rétorqué Gaston Lagaffe), alors que je pourrais en faire moins, pourquoi faut-il que j'en fasse toujours plus? Les poches sous les yeux là-bas, les livres sur toile ailleurs, le journal d'un lecteur ici. Franchement, je vous le demande: que je lise des rééditions (ou des nouveautés, d'ailleurs) en poche, que je lise des ouvrages disponibles gratuitement sur Internet, que je lise d'autres livres qui n'entrent pas dans les deux premières catégories, le verbe n'est-il pas toujours le même? Donc l'action aussi...
Donc (je suis dans un de ces jours où la logique me pousse aux dernières extrémités) je rationalise. Je vire deux de mes emplois fictifs pour me recentrer sur l'acte principal - l'axe principal, aurais-je peut-être dû écrire.
D'ores et déjà, Le journal d'un lecteur, qui reste un blog, englobe les différents formats dans lesquels je lis. Format de poche ou format de fichier, qu'importe ?
A très bientôt. Ce sera plus régulier sous cette forme unique.