
Pas Sidney Poitier, Ted Turner (et Jane Fonda), Percival
Everett… Aucun n’est exactement la personne réelle qui porte ce nom, et
l’écrivain prend la peine de le préciser : « Les personnages de ce roman sont parfaitement fictifs […]. Ceci
vaut aussi pour le personnage qui porte le nom de l’auteur. »
Dommage : un professeur aussi décalé, qui fait basculer certains épisodes
du roman dans l’absurde le plus réjouissant, mériterait d’exister.
Le nom du héros lui pose, évidemment, quelques problèmes. « Vous vous appelez pas Sidney Poitier,
hein ? », lui dira-t-on plusieurs fois. Les bons phonèmes, avec
une autre interprétation qui le plonge dans d’intenses réflexions. D’autant
qu’il ressemble de plus en plus à l’acteur, jusqu’à se confondre avec lui dans
la scène finale.
Autre problème, partiellement compensé par sa fortune :
sa couleur de peau. Pas parce qu’il est noir, mais parce qu’il est très noir. Sa petite amie Maggie, quand
elle le présente à ses parents, lui fait découvrir une hiérarchie subtile et
perverse à laquelle il n’avait jamais prêté attention et qu’il se surprend à
examiner avec attention. Son bref séjour chez les Larkin, interrompu
brutalement quand il n’en peut plus de la situation incongrue dans laquelle il
se trouve, constitue un autre chapitre savoureux, aux détails piquants.
En fait, Pas Sidney n’est à sa place nulle part. On l’arrête parce qu’il est noir. Sur un coup de tête, il offre à des religieuses de financer la construction d’une église, mais l’argent qu’il a retiré d’une banque suscite de dangereuses convoitises. Seuls Ted Turner (qui l’appelle Pou-ah) et Percival Everett lui seront fidèles jusqu’au bout. Peut-être pour de mauvaises raisons, mais peu importe. Le parcours du héros, qui revisite au passage quelques scènes de films célèbres, est de ceux dont on attend de plus en plus au fur et à mesure qu’il se heurte aux bizarreries de l’existence. On n’est pas déçu.
En fait, Pas Sidney n’est à sa place nulle part. On l’arrête parce qu’il est noir. Sur un coup de tête, il offre à des religieuses de financer la construction d’une église, mais l’argent qu’il a retiré d’une banque suscite de dangereuses convoitises. Seuls Ted Turner (qui l’appelle Pou-ah) et Percival Everett lui seront fidèles jusqu’au bout. Peut-être pour de mauvaises raisons, mais peu importe. Le parcours du héros, qui revisite au passage quelques scènes de films célèbres, est de ceux dont on attend de plus en plus au fur et à mesure qu’il se heurte aux bizarreries de l’existence. On n’est pas déçu.
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